L’analyse préliminaire des données indique que les langues parlées par moins de 10 000 personnes (51 % des 6 900 langues actuelles) ont perdu des locuteurs au cours des quarante dernières années et un grand nombre risque de disparaître avant la fin de ce siècle. Les langues parlées par de petits groupes autochtones vivant dans des zones riches en biodiversité sont plus susceptibles de perdre des locuteurs au fil du temps que les langues autochtones plus répandues dont la dynamique présente certaines similarités avec celle des langues majoritaires et/ou dominantes, tels que l’anglais, le mandarin, l’hindi, l’espagnol et le français.
Des analyses plus détaillées des données collectées sont nécessaires pour expliquer l’évolution des populations de groupes ethniques, l’évolution globale des populations, les flux de migration, les politiques linguistiques à divers niveaux, ainsi que les changements d’attitudes tant parmi les gouvernements que parmi les locuteurs de langues autochtones.
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